La Paz

Dimanche 20 août

Réveil de bon matin et de bonne humeur. Nous partons à la découverte de la ville. En bon touriste moyen, nous pensons trouver les principaux attraits touristiques de la ville ouverts. À notre grande surprise le dimanche, surtout le matin, ça semble être sacré, nous trouvons boutiques et marchés fermés. Au moins cette ville n’est pas formatée pour les touristes contrairement à de nombreuses villes péruviennes. Quoi de meilleur pour faire passer le temps que de se prélasser dans un parc. Nous misons sur le seul parc présent sur la carte de la ville que nous avons, il semble y avoir un bon potentiel. Ben non, encore une fois. C’est une zone brûlée par la sécheresse, traversée de nombreuses routes et en partie fermée au public… plan B, nous marchons un peu plus et arrivons dans le quartier de Sopocachi. Comme pour le centre historique il n’y a personne, et rien à faire.

La Paz étant une ville en pente et à 4000mt d’altitude, il est bien plus facile de descendre que de monter. Notre visite de la ville s’est bien évidemment faite dans le sens de la descente et au moment de retourner à notre point de départ, nous avons tenté de prendre un taxi, mais cela s’est avéré une chose impossible : la zone du centre est un bouchon permanent et les taxis ne veulent pas trop s’y aventurer. Bilan de la journée : quelques kilomètres à pied, beaucoup de montées pour travailler notre acclimatation et quelques découvertes surprenantes. La plus surprenante sera “peluche” lama en vente dans certains magasins. En réalité ce sont des foetus destinés aux offrandes. Il est aussi de bon ton d’en enterrer un sous une pierre angulaire de la maison pour la protéger des mauvais sorts.

Nous avons découvert que quand on doit monter et donc respirer fort, il faut choisir une rue en sens unique descendent, cela évite de respirer les gaz d’échappement bleu ou noir recrachés par des véhicules plus ou moins vieux. En effet, l’air de cette ville est proche de l’irrespirable.

Malgré l’aspect peu attrayant de la ville, elle regorge de vie. Il n’y a pas un local du centre-ville qui ne soit pas dédié aux activités commerciales. Nonobstant cette affluence des vendeurs ambulants s’installent sur le trottoir et vendent de tout et sont experts en optimisation de l’espace. On a l’impression que sur 2m carrés de trottoir il y a la même quantité de choses que dans un vrai magasin. On se demande comment ils font quand il faut ranger. On retrouve des vendeurs de tissues, de bananes, de patates, d’herbes boliviennes, fruits et légumes de tous genres, poissons, dont on est en droit de douter la fraîcheur… et je vous épargnerai la description des boucheries. C’est aussi la première fois que nous voyons la pauvreté de certaines gens qui sont réduits à mendier. C’est peut-être aussi ça La Paz, des extrêmes qui se côtoient dans une non-organisation qui semble toute bolivienne.

Pour ma petite histoire, on a utilisé le service lavanderie de l’hôtel. Trop de choses accumulées, et ici il n’y a pas les grandes terrasses pour éteindre le linge comme au Pérou. Eh bien, ils ont perdu 2 culottes de Michela ! 2 sur 6, ça fait beaucoup. 😓