Huaraz et la Crodillere Blanche

Mardi 1 aout

Nous arrivons sur les coups des 7 heure alors que la ville est encore endormie. À part quelques taxis et autochtones qui t’assaillent pour te proposer une course ou une excursion, tout est encore endormi, on découvrira quelque heure plus tard qu’est-ce que la vraie Huaraz.

Par chance l’auberge où nous pensions passer la prochaine nuit nous accueille déjà. Nous pouvons nous débarrasser des sacs à dos et partir à la découverte de cette ville.

La ville de Huaraz étant à 3000m d’altitude entourée de sommets, on ne s’y déplace pas comme si c’était Vérone. .. après avoir gravi 5 marches d’escalier il faut reprendre son souffle. Il est nécessaire de s’acclimater pour ne pas souffrir du mal des montagnes en s’élevant encore plus les jours suivants.

L’auberge que nous avons choisie s’appelle “Casa de Ana”, elle est un peu éloignée du centre de la ville, mais le personnel est adorable, ils s’appellent Ana et …. Je ne me souviens plus du nom de son mari. Toutes les soirs de notre séjour Ana viendra toquer à notre porte pour s’assurer que tout va bien et que nous n’avons besoin de rien.

Le premier jour à Huaraz sera consacré à l’acclimatation. En suivant les précieux conseils d’Ana nous nous élançons dans une traversée de Huaraz et montons jusqu’à un point de vue qui domine la ville. Entre temps, la ville s’est réveillée et fourmille de toute part. Les taxis passent leur temps à klaxonner pour tous les motifs que ce monde a pu inventer puis nous traversons des quartiers un peu plus défavorisés pour finir sur une route de terre qui nous portera à notre objectif. Première vue sur la Cordillere Blanca et Negra… première vue sur les Andes… Déjà extraordinaire.

Ce fut aussi la rencontre avec ces femmes Quechua, elles portent les habits traditionnels, de chaudes chaudes chaussettes de laine, une jupe aux couleurs si particulières puis de nouveau de nombreuses épaisseurs de laine sur les épaules et coiffées d’un chapeau aux proportions étranges et plein de signification sociale et culturelle.

Nous parcourons la ville plus amplement durant la journée à la recherche de truc sympa… On avait vu qu’il y avait des voies d’escalade, en nous y rendant nous ferons le rencontre de chiens pas très accueillants qui se feront même le plaisir de nous pincer les mollets.

Pour finir, nous avons finalement trouvé une place tranquille sans voitures qui klaxonnent sans odeur d’échappement et plutôt agréable. Il semblerait que ce soit le seul endroit apaisant de cette ville tellement chaotique. Première bière !

Nous rentrons à l’auberge préparons la journée suivante, ce sera Laguna69 et nous finissons par nous accorder un sommeil toutes sommes bien mérité.

Mercredi 2 août 

Premier jour de découvertes des Andes.

Un service de minibus est organisé pour transporter les touristes au début des santiers les plus fréquentés de la Cordillère Blanche. C’est ainsi que nous prenons l’un deux pour aller voir la lagune 69.

Trois heures plus tard nous arrivons à 3900 M et commençons à marcher vers cette lagune qui nous attent à 4600 M… ça nous occupera pour bien 2:30 pour rejoindre ce lac d’altitude au couleur turquoise dans une ambiance à couper le souffle.  Bon, même si le sentier ne présente pas les moindres difficultés,  marcher à ses altitudes reste physique. Et les premier effets du mal des montagnes se feront ressentir.

Durant le retour en bus nous avons vu un mini bus comme le nôtre arrêté sur la route de terre que nous parcourons depuis maintenant quelque dix-neuf de km, avec l’essieu arrière apparemment rompu. Nos regards se croisent, pourvu que cela ne nous arrive pas… nous arriverons à Huaraz sans encombre.

Jeudi 3 août,

Laguna churup.

Nous tentons de nous débrouiller tout seuls, pas de transport pour touristes cette fois, mais bien les transports en commun péruviens.

7 heure, nous embarquons dans un van déjà plein… sans savoir comment il reste 2 places. Monter monter qu’ils nous disent… Nous voilà partis pour 1 heure de chemin de terre dans un van avec 17 personnes à bord… direction Pitec.

Nous sommes comme des sardines en plus du banc de sardines il y a, les sacs à dos, des caisses en bois contenant l’approvisionnement pour la station d’arrivée à Pitec, des sceaux. Devant la porte il y a “Cholita” femmes péruviennes en habit traditionnel. Elles sont debout et tiennent l’ensemble du chargement pour ne pas que ça tombe. La situation nous fait rire.
Nous arriverons à bon port

Arrivé à Pitec nous découvrons qu’il ne s’agit plus que d’un village abandonné, il y a quelques maisons abandonnées et un peu plus loin on devine les murets de délimitation des champs qui ne sont plus cultivés. C’est assez étrange. Michela y trouvera tout de même des toilettes parfaitement entretenues et avec l’eau courante!!

À 3800 commence le sentier, c’est notre deuxième jour en altitude et nous somme pas encore tout à fait acclimatés, on marche doucement et tout de même à bout de souffle, pour nous récompenser de nos efforts, à chaque fois que l’on regarde autour de nous, un paysage époustouflant nous accompagne. Cette fois-ci le sentier est un peu plus étroit et ressemble un peu moins à ce que j’appelle une autoroute. Deux passages équipés câble sont même au programme. Les câbles ressemblent à des tuyaux pour arroser le jardin, mais ça tient. Par contre un passage d’escalade sans difficulté à 4000m d’altitude devient un vrai défi physique.

Lors de toutes nos journées passées sur les chemins de la Cordillère Blanca, on sera surpris par l’équipement des personnes qui les parcourent. Chaussure basse de types basket ou converse, une bouteille d’eau dans une main et un selfie stick dans l’autre… et bien évidemment, ce ne sont pas les gens de Huaraz qui marche comme ça, mais bien le touriste moyen. Les gens vont faire du tourisme à la montagne à plus de 4000m sans avoir la moindre idée de ce que peuvent être les consignes élémentaires de sécurité ou le mal des montagnes.

À l’arrivée un splendide lac de montagne nous attend, cette fois nous avons plus de temps pour en profiter. Après une bonne heure et demie, nous descendrons pour reprendre le van magique et extensible.

La descente fera beaucoup plus sereinement qu’à la monter.

Vendredi 4 août

”Chavín de Huántar”

Ça sera slogan de la journée.

Nous sommes partis à la découverte de la culture Cavin. C’est une culture préinca.

Un guide passionné partagera avec nous sa passion. Cette culture est beaucoup plus vieille que la culture inca et pourtant, il reste de nombreux vestiges. L’histoire Chavín commence en 1400 av. J.-C. et se termine avec le début de l’histoire inca. Histoire passionnante qui mérite un approfondissement.

Nous avons visité les reste d’un temple qui renferme encore l’emblème de cette culture “ El Lanzón” et comme souvent l’astronomie est au coeur des débats, la conservation du monument est extraordinaire, les galeries souterraines ont passé les millénaires survécus aux nombreux tremblements de terre qui ont ébranlé la région et la partie supérieure à aussi résisté aux avalanches.
Pour finir, on a visité le musée dédié à cette culture qui contient de nombreuses pièces originales et exceptionnelles, “ORIGINAL SEÑORES” comme le répète si souvent le guide.

Encore cette fois-ci, la route nous réserve des surprises nous passons un col à plus de 4516m d’altitude et empruntons ce qui devrait être le deuxième tunnel le plus haut de monde… le tunnel de Kahuish qui nous fera passer sur le versant oriental des Andes. Et une pause photo aux abords de la “Laguna Querococha” aux paysages de carte postale.

 


Samedi 5 août

On a finalement choisi de passer un jour de plus à Huaraz pour avoir le temps d’aller voir un glacier andin. Le pauvre subit le même sort que nos gâcher alpins, il se retire inexorablement.

Son nom, Nevado Pastoruri. Il culmine à 5000m et de longues heures de bus pour s’en rapprocher nous attendent. Puis une bonne heure de marche toujours à 5000m et nous voilà au pied du géant meurtri. Le spectacle et comme toujours incroyable, c’est triste de penser que la prochaine génération ne le verra pas.

Retour par la même route que l’aller, au final nous aurons passé 4 heures dans un minibus sur des chemins de terre, ou comment se sentir réincarné en lave-linge en mode essorage très longue durée.

 

Fin de notre séjour dans le Huascarán.

La ville de Huaraz où nous avons séjourné 5 jours est aussi appelée la Chamonix des Andes. Il est clair que par sa position géographique elle est un point de départ idéal pour toutes les explorations de la Cordillère Blanche. Mais c’est une ville chaotique rasée par un tremblement de terre il y a 50 ans sans identité sans charme, c’est un point de passage pour beaucoup de monde et ceux qui y habitent y sont nés. Mais à peine sorti de cette ville, c’est un tout autre monde qui s’ouvre un monde aux échelles étranges, tout est immense et on y progresse de surprise en émerveillement. Mourir sans voir Huaraz n’est pas bien grave, mais perdre une occasion de parcourir la Cordillère Blanche ne serait pas acceptable.